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#SailinBlue : 3 questions Ă  notre Ă©quipage avant le dĂ©part de la Fastnet Race ! – Episode 3

Nous y sommes ! Dans 2 jours, Sendinblue sera au dĂ©part de la mythique Rolex Fastnet Race. Une course qui ne laisse aucun marin indiffĂ©rent… L’occasion de revenir avec notre Ă©quipage sur le stress des prĂ©paratifs, leur motivation et leur excitation Ă  la veille d’une aventure qui s’annonce Ă©pique !

3 questions Ă  Aude Brabant, Ă©quipiĂšre Ă  bord du bateau Sendinblue

La Fastnet Race est une course trĂšs difficile. Qu’est-ce qui vous motive ?

Elle est mythique ! C’est l’une des plus anciennes courses Ă  la voile « offshore », c’est-Ă -dire loin des cĂŽtes. Elle a lieu tous les deux ans le long des cĂŽtes anglaises entre Cowes et Plymouth, lĂ  ou est nĂ© le yatching.

Le dĂ©part est trĂšs spectaculaire : il se dĂ©roule sur le Solent le bras de mer qui sĂ©pare l’Ăźle de Wight de l’Angleterre. PrĂšs de 400 bateaux vont y tirer des bords, s’y croiser, s’y disputer les prioritĂ©s avant de rejoindre la Manche puis la mer d’Irlande. De belles images en perspectives !

La mĂ©tĂ©o anglaise ne volant pas sa rĂ©putation, la Fastnet peut effectivement s’avĂ©rer trĂšs corsĂ©e… Tout le monde se souvient de la cataclysmique Ă©dition de 1979 qui a fait 18 morts.

MalgrĂ© ces souvenirs tragiques, elle n’a pas cessĂ© d’attirer les meilleurs marins du monde entier. MĂȘme si la course est ouverte aux amateurs, les conditions de participation sont trĂšs sĂ©lectives : elle est organisĂ©e par le Royal Ocean Racing Club, ce qui n’est pas rien…

Pour ajouter au mythe, il est nĂ©cessaire d’ĂȘtre rapide aussi bien Ă  terre que sur l’eau : Ă  peine 4 minutes aprĂšs l’ouverture des inscriptions, il y avait dĂ©jĂ  340 participants enregistrĂ©s !

« Franck Ribot, Skipper SendinblueLa Rolex Fastnet Race c’est le dĂ©fi d’une vie pour beaucoup de marins ! Peu importe notre classement, ce sera dĂ©jĂ  un magnifique accomplissement pour nous de passer la ligne d’arrivĂ©e. »
– Franck Ribot, Skipper Sendinblue

Le parcours dure plusieurs jours : ça se passe comment la nuit ?

On aimerait bien vous dire qu’on pourra jeter l’ancre et dormir dans une jolie crique… Mais non ! C’est une course, on ne pourra effectivement pas s’arrĂȘter.

Nous avons donc partagĂ© l’équipage en deux « quarts », c’est-Ă -dire deux mini-Ă©quipes Ă  mĂȘme de mener le bateau dans des conditions normales de navigation pendant quatre heures, tandis que les autres se reposent.

Toutes les quatre heures donc, ceux qui se reposaient viennent « prendre leur quart ». On fait un briefing sur la situation, les Ă©lĂ©ments Ă  anticiper, puis on prend le relai pour que ceux qui Ă©taient Ă  la manƓuvre puissent enfin aller manger un bout, se faire une micro toilette et surtout se reposer pour ĂȘtre frais et dispos Ă  nouveau 4 heure plus tard.

Bien entendu, si un Ă©vĂšnement ou une avarie nĂ©cessite un peu plus de main d’Ɠuvre, l’équipage « de repos » peut ĂȘtre sollicitĂ© pour donner un coup de main !

L'Ă©quipage Sendinblue sous spi

Que se passe-t-il en cas de gros coup de vent ?

Si les conditions mĂ©tĂ©o se durcissent, on prend immĂ©diatement certaines mesures pour la bonne marche du bateau et la sĂ©curitĂ© de l’équipage.

On commence par rĂ©duire la surface des voiles et on se surveille Ă©videmment beaucoup plus les uns les autres. Tout l’Ă©quipage portera en permanence un gilet de sauvetage Ă©quipĂ© d’une balise de localisation GPS, mais si ça se corse vraiment, on passera automatiquement en mode « nuit » en nous attachant avec nos longes Ă  des lignes de vie qui courent tout le long du bateau.

En cas d’accident, on aura bien Ă©videmment une pharmacie Ă  bord et surtout des moyens de communication pour obtenir le secours des bateaux Ă  proximitĂ©, voire des organes de sĂ©curitĂ© en mer comme les garde-cĂŽtes.

En prĂ©paration de la course, nous avons tous obtenu notre certification internationale de sĂ©curitĂ© en mer. Nous sommes donc tous capables d’allumer des fusĂ©es de dĂ©tresse, de dĂ©clencher le radeau de survie…

Mais on va essayer de ne pas en arriver lĂ , n’est-ce-pas ?!

La logistique Ă  bord

L’Ă©quipage a eu deux mois pour prĂ©parer la logistique, commander la nourriture, vĂ©rifier les Ă©quipements. Pour tenir la distance, il faut ĂȘtre en mesure de bien s’alimenter, « bien » dormir, soigner les petits bobos…

Les provisions :

  • 216 litres d’eau (144 bouteilles Ă  matosser !)
  • 130 Pom’Potes (ça vous sauve une vie une Pom’Pote !)
  • 166 sachets de repas lyophilisĂ©s
  • 5,3kg de trousse Ă  pharmacie
  • 8 mugs et 8 cuillĂšres pour seule vaisselle
  • 30 litres de gasoil pour les besoins Ă©lectriques du bord (instruments de navigation, etc)

Comment suivre la course ?

Pour suivre la course, rendez-vous sur l’outil de tracking des bateaux de la course. Pour trouver notre bateau, cherchez « Sendinblue ».

Vous pouvez aussi suivre :

Bonne chance à Franck, Frédéric, Blandine, Yann, Aude, Camille et Thomas pour le grand départ !

Les précédents épisodes
Retour sur les précédents temps forts de notre aventure marine :

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#SailinBlue : 3 questions Ă  notre Ă©quipage avant le dĂ©part de la Fastnet Race ! – Episode 3

Temps de lecture : 3 min